Depuis plus d'une semaine, Djibouti la capitale est devenue le terrain d’affrontations communautaires exclusivement dans plusieurs quartiers à forte densité Afare.

Une escalade de violence s'est d’abord déclenché dans les quartiers de Warabaley, PK12, Wahledaba et Hodan dans la commune de Balbala, pour ensuite atteindre le quartier Arhiba dans la commune de Boulaos.


Les heurts communautaires ont commencé suite à un tweet et un post Facebook d'un ministre en réaction d’un événement concernant le conflit territorial entre Afars et Issas dans l’État Régional Afar d'Ethiopie qui dure depuis plus de trois années. 


A peine déguisé, cet appel à la vengeance, va perturber la coexistence fraternelle intercommunautaires en important un conflit qui ne concerne en rien les citoyens djiboutiens.


Une étincelle qui va donc embraser la capitale, crescendo,  en ciblant les citoyens afars de Djibouti dans leurs quartiers pour payer un lourd tribut en raison de leur origine tribale.


Une moins d'une semaine, les attaques anti-afars se sont amplifiées dans une forme de répression sans nom.
Dans la commune de Balbala, on dénombre à ce jour 5 décès par balles réelles dont une mère sexagénaire et des centaines de blessés ainsi qu'une vingtaine de maisons, toutes appartenant à des familles afares, saccagées puis brûlées. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=118287743868709&id=100070624506020
À Arhiba, les informations nous parvenant font état du décès d'adolescent qui a été écrasé par un véhicule blindé de la police nationale, et de plusieurs dizaines de blessés plus ou moins grave.
En l'espace de trois journées meurtrières, la police nationale, appuyée par des jeunes fanatiques issas, a attaqué les habitants de ces quartiers dans un déferlement de violence inouïe et inégale sur des citoyens démunis et sans défense.


Certaines sources dénoncent même des attaques coordonnées avec un modus operandi identique. À chaque fois, ce sont des jeunes issas embrigadés des quartiers avoisinants qui, avec le renfort des policiers déguisés en civils, déclenchent des hostilités en attaquant les habitations afares. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=538502884262731&id=100057694471801
Par la suite, la cavalerie de la police anti-emeute rapplique aussitôt en employant une force disproportionnée et meurtrière à l’encontre de la population afare.

Ce jeu criminel et sordide ne manque en rien de rappeler la méthodologie criminelle de l’armée sioniste de Tsahal qui appuient les extrémistes juifs pour exterminer les palestiniens.
À Tadjourah, plusieurs centaines de manifestants se sont rués pour exprimer leur indignation face à ce génocide à ciel ouvert qui se déroule dans la capitale.https://www.facebook.com/100008774221622/videos/418809776129231/

La manifestation Pacifique des tadjouriens a été matée par des tirs à balles réelles. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=554937538883126&id=100031006534407
Bilan est lourd : une quinzaine de jeunes blessés par balles dont deux jeunes qui seraient dans un état jugé grave. https://www.facebook.com/tadjourahsolidaire/videos/931053567448943/

Cette vague d’indignation a également atteint la ville d’Obock, de Randa et de Balho où la population a manifesté son indignation générale pour condamner les tueries sanglantes des afars à Djibouti.

Dans la soirée du 01 Août 2021, le ministre de l'intérieur Said Nouh est intervenu à la télévision pour appeler au calme, suivi par la procureure Lamisse Said qui a lancé une ouverture judiciaire sur ce drame. Dans le cadre de l'information judiciaire qui est en cours, la procureure a affirmé l'interpellation de plusieurs individus soupçonnés d'ouvrir commis ces crimes.

Sur les réseaux sociaux, les officiels ont multiplié les appels au calme et au rejet de la zizanie.


Entretemps, la suspension de l'internet et la fermeture de Facebook au moment de l’opération de répression sanglante, laisse planer le doute d’un exercice prémédité et préparé par les forces régaliennes de sécurité qui, normalement, sont censées rétablir l'ordre et protéger le citoyen.


Au lendemain de ces attaques, les condamnations et les indignations ont gagné tous les esprits des Djiboutiens, toutes communautés confondues, qui ont partagé leur effroi sur les réseaux sociaux.
La rédaction de Tadjnews s’associe à la communauté nationale pour adresser ses sincères  condoléances aux victimes innocentes et souhaite bon rétablissement aux blessés de ces événements regrettables.
Nous interpellons les autorités compétentes pour ouvrir une enquête indépendante afin de traduire les criminels et leurs commanditaires, quels qu'ils soient, en justice. 


Tous les responsables et auteurs des bavures doivent être arrêtés et traduits en justice, de même la gestion partiale, désastreuse et meurtrière des evenelents par la police nationale qui doit également faire l'objet d'une enquête indépendante pour élucider les faits et déterminer les responsabilités de chacun dans cette tragédie nationale.


Nous appelons toutes les communautés à faire preuve d’apaisement et de discernement pour éviter l’embrasement et la destruction de l’idéal républicain.


À moins d'un règlement transparent, impartial et juste par les autorités et d'une justice exemplaire contre les bourreaux d’innocentes vies djiboutiennes, cette fâcheuse date fera tâche dans les annales de notre frêle et fébrile République.

REPRESSION DES AFARS DE DJIBOUTI EN REPRESSAILLE AU CONFLIT ETHIOPIEN
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